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La Galerie Albert Benamou est heureuse de présenter "Family Tree", une exposition des travaux les plus récents de l'artiste Zhang Huan, né en Chine, artiste de performance, réalisateur de films et photographe.
Dans cette série d'auto-portraits, le visage de l'artiste se couvre progressivement de caractères de calligraphie chinoise. Puissantes et évocatrices, les photographies des performances de Zhang Huan peuvent être vues comme des métaphores de la condition humaine. Dans son œuvre, qui combine des aspects de la danse et du théâtre, le corps humain nu devient un véhicule de communication avec les autres dans leur expérience avec monde, à la fois physique et spirituel, et dans l'expression de la liberté découverte en Amérique.
Roberta Smith, dans "The New York Times", a décrit son oeuvre comme "une forme élégante dans l'art de l'endurance: efficace, parfois légère, quelquefois piquante. Elle est facilement lisible sans être trop commune, déroutante sans être exotique. Cérébrale, mais aussi terre-à-terre."
Zhang Huan s'est d'abord fait connaître aux Etats-Unis pour ses photographies et ses performances artistiques en 1988 dans l'exposition "Inside Out: New Art From China", au P.S. 1 à Long Island City, New York, ainsi qu'au San Francisco Museum of Modern Art en Californie.
Le mélange d'élégance et d'actions violentes dans son travail transparaît à travers de larges gros plans colorés de son propre visage recouvert de bulles de savon, où sa bouche ouverte contient des clichés de sa famille, et des images suggérant la naissance. D'autres images tout aussi puissantes incluent ses auto-portraits dans lesquels il revêt la cage thoracique sanglante d'un cochon venant d'être abattu ; ou encore montrent l'artiste couché nu, face contre terre, sur un lit traditionnel chinois dont le matelas est constitué d'un large bloc de glace, sur lequel des chiens sont attachés à l'aide de cordes.
Dans "My America", présenté par Deitch Projects à New York au printemps 2000, Zhang Huan a exposé des photograpphies et une vidéo basées sur une performance artistique réalisée en 1999 au Seattle Asian Art Museum, où il a construit de larges échafaudages sur lesquels se tenaient 56 participants volontaires, un groupe d'Américains issus de milieux les plus divers. L'artiste leur a donné une série d'instructions en douze étpes, afin qu'ils puissent exécuter, nus, une série d'actions et de rituels : se coucher face contre terre sans bouger, prier dans la position du lotus, ou agir et crier comme des animaux. La performance s'est terminée sur un lancer de morceaux de pains, tels une manne venue du ciel, sur l'artiste, immobile devant ses échafaudages.
Structurée, rigoureuse, sculpturale, la série "Family Tree" révèle sur des portrais en grand format et en couleurs du visage de l'artiste. D'une façon directe, immédiate et sans détours, d'une honnêteté déconcertante, elle exprime des éléments inhérents à la condition humaine, suggérant qu'une naissance, que notre propre histoire personnelle, que notre destin sont déjà écrits, déjà fixés, impossibles à changer ou effacer. " Le visage couvert par la culture ambiante devient noir " explique l'artiste. " Il est impossible de renier son propre sang et sa personnalité. L'ombre progresse du matin jusqu'au soir, du premier vagissement d'un bébé à l'âge des cheveux blancs, se tenant seule devant une fenêtre et regardant le monde, avec la souvenance d'une vie illusoire. "
Cette nouvelle série a aussi été inspirée par une sensation grandissante de fragilité de la part de l'artiste. " Depuis plus d'un an, j'ai ressenti une douleur du côté gauche de ma poitrine" dit-il, " et récemment cela s'est aggravé. Je ressens quelque chose de terrible, et je crains que quelque chose d'imprévisible puisse se produire. Dans ma série d'auto-portraits, j'ai découvert un monde oublié par Rembrandt. J'essaie de prolonger cette éphémérité ".
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Family Tree
Zhang Huan
C-print sur Fuji Archival Paper
9 sur 9 photos
127 x 102 cm / 50 x 40 in.
2001
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